|
|
Le Petit Docteur : L'Amiral a disparu (1938) |
|
|
Angèle. Nièce de l'Amiral; patronne d'A la Meilleure Brandade; femme de M. Jean; tient la caisse; calme et résignée; coureuse d'hommes ?; maîtresse de Tony ?; séquestrée par Tony; libérée; à la fin devient une épouse souriante; honore l'Amiral. Béfigue, M. Pharmacien; ami de l'Amiral. Dollent. Le Petit Docteur. Fignol, Marius. Dit l'Amiral; quatre-vingt-dix kilos; ventre avantageux; 68 ans; encore vert; barbe soyeuse; cuisses grasses; marche à petits pas pleins de majesté; ancien aide-cuisinier de paquebots; fondateur d'A la Meilleure Brandade; l'a cédé à sa nièce et à son mari; secrétaire de la Société bouliste des joyeux garçons; a gagné un million à la loterie; kidnappé par Tony qui voulait lui voler son million; libéré; touche son million; est choyé à la fin. Nine. Petite bonne à l'oeil noir d'Andalouse; ironique; maîtresse de M. Jean; vive; effrontée; répand comme un parfum d'amour; à peine vêtue; 18 ans; déteste Mme Angèle; voudrait épouser M. Jean; à la fin reste servante. Jean. Lyonnais; 30-35 ans; plutôt maigre; pas gai; grand garçon; mari d'Angèle; marié depuis six ans; pas heureux en ménage; avare astucieux; s'entendait mal avec l'Amiral; terriblement jaloux; fait la cuisine; amant de Nine; pas pressé d'épouser Nine; a épousé Angèle pour son argent ?; à la fin devient un mari aimant; honore l'Amiral. Lartigue, M. Marchand de poissons; joueur de boules; râleur. Pichon, M. Chapelier; ancien adjoint au maire et conseiller municipal; président du Comité des Fêtes de la ville. Polyte. Fils de Tatine; l'aide au magasin; vaurien; complice de Tony pour voler le million de l'Amiral; livré à la justice. Tatine. Tenancière d'un bureau de tabac mère de Polyte; hydropique. Tony. Aide-pharmacien; mauvais sujet; fait les quatre-cents coups avec Polyte; amant de Mme Angèle ?; séquestre l'Amiral et Mme Angèle; livré à la justice.
|
|
L'existence des loteries pose un problème de morale. Ceux qui gagnent n'ont aucun mérite particulier, mais peuvent devenir plus riches que bien des gens qui ont plus de talents qu'eux. Simenon était contre les loteries, parce qu'il voulait que les gens s'enrichissent grâce à leur travail et à leurs talents. C'est pourquoi Maurice Tremblet, un gagnant de loterie, est éliminé dans On ne tue pas les pauvres types. Simenon était contre les subventions, la Bourse, la spéculation et les loteries. Alors pourquoi cette histoire-ci finit-elle plutôt bien, même si Marius Fignol gagne un million ? C'est à cause de la situation quasiment anarchique vécue A la Meilleure Brandade. Mme Angèle, la patronne, trompe son mari, alors que les épouses sont censées être vertueuses. Son mari, M. Jean, le lui rend bien mais les limites du raisonnable sont dépassées parce que Nine, la servante-maîtresse de M. Jean, veut se faire épouser pour prendre la place de Mme Angèle. Si un mari a le droit de tromper sa femme jusqu'à un certain point, il ne peut pas divorcer et épouser sa maîtresse. L'arrivée du million rétablit l'ordre normal des choses. Mme Angèle et M. Jean, qui espèrent bien hériter un jour, redeviennent des époux aimants et respectueux de l'Oncle Marius. Et la servante reste la servante.
|
|
- 1 - - [M. Jean] Si c’est de ça que vous voulez parler [coucher avec Nine] … Vous savez ce que c’est … Ça ne tire pas à conséquence … |
|
|
- 2 - Décidément, si cette maison était à certaines heures la maison de l’amour, c’était aussi la maison de la haine. |
|
|
- 3 - - [Nine] la garce [Mme Angèle] |
|
|
- 4 - - [Nine] […] une coureuse de la pire espèce [Mme Angèle] […] tout lui était bon, y compris les hommes mariés. |
|
|
- 5 - - [Dollent] […] des vauriens […] Des petits voyous sans envergure [Tony et Polyte] |
|
Ce site a été développé avec Explorer 6 en mode 800 * 600 pixels et avec Explorer 7 en mode 1440 * 900 pixels. © Jean Pelletier 2003-2011 pour le site internet. © respectif pour chacun des auteurs cités. |